Prix Philippe Loquay 2025

Clara Planes est la lauréate du Prix Philippe Loquay 2025 pour son reportage sur l’adaptation des stations de skis des Pyrénées au changement climatique. Diplômée d’une licence de Sciences Po Bordeaux, elle est actuellement en année de césure pendant laquelle elle effectue un premier stage et des piges à LCI (en tant que JRI, assistante d’édition et assistante d’émission) puis un second stage dans la société de production Téma (en tant que JRI), avant de reprendre ses études en master à Sciences Po Bordeaux. Rencontre.


Le Club – Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir journaliste ?

Clara Planes – J’aime partager, j’aime transmettre et je suis quelqu’un de sociable. Je considère que le journalisme, c’est avant tout créer un lien avec son audience pour tirer les gens vers le haut. Parce qu’on se doit d’apprendre toujours, et l’idée d’apprendre tout en travaillant, tout au long de sa vie, me plaît beaucoup. Comme j’ai toujours été curieuse, j’apprends puis je transmets au public et tout le monde y gagne.


Le Club – Qu’est-ce que vous avez appris pendant ce reportage ? 

Clara Planes – D’abord qu’il faut oser, qu’il faut être débrouillarde, parce qu’il y a toujours des imprévus. Être capable de négocier avec les gens, insister aussi, et surtout faire comprendre son projet pour que nos interlocuteurices puissent nous faire confiance. C’est la première fois que je réalise toutes les étapes d’un reportage toute seule, l’écriture, le tournage et le montage. A LCI, j’ai travaillé sur chacune de ces étapes mais jamais sur un même sujet. A Sciences Po, j’ai fait un documentaire en projet de fin d’études, sur les femmes dans l’espace public bordelais, comment et pourquoi elles se sentent en insécurité. Pour ce projet nous étions trois étudiantes et nous n’avions aucune compétence. C’est ce travail qui m’a donné envie de me professionnaliser.  Concernant le reportage pour le Prix, c’est la première fois que je m’organise seule de manière efficace, c’est pour cette raison que j’en suis particulièrement fière, même si je reste exigeante envers moi-même et je sais qu’il y a plusieurs aspects qui me reste à améliorer.


Le Club – Quels conseils donneriez-vous à ceux et celles qui présenteront le Prix Philippe Loquay l’année prochaine ?

Clara Planes – Osez, avant tout. Il faut ouvrir les portes parce que personne ne les ouvrira pour nous. Vivre une expérience à travers ce reportage, choisir un sujet que l’on peut réaliser avec plaisir, ça reste le plus important. Bien s’organiser, c’est la clé d’un bon reportage, tout en gardant une marge de souplesse parce qu’il y a toujours des imprévus auxquels il faut s’adapter. Pour cela, le plus simple reste de demander conseil à des professionnel.le.s, pour s’appuyer sur leurs expériences.


Le Club – Pour finir, qu’avez-vous prévu de faire avec les 1 000€ remportés avec ce Prix ?

Clara Planes – Je voudrais surtout adresser un grand merci à celles et ceux qui ont participé à l’organisation de ce concours, j’ai été très touchée par la présence et les mots des proches de Philippe Loquay, et j’ai eu d’excellents retours sur mon travail, au Club de la Presse de Bordeaux, mais aussi à Paris, de la part des gens avec qui je travaille. 

Sans surprise, je vais investir cette somme dans du matériel, j’ai besoin d’un bon ordinateur pour faire du montage !


Le Club de la Presse adresse une nouvelle fois ses plus sincères félicitations à Clara Planes pour son excellent travail et invite tous les étudiants et étudiantes qui souhaitent devenir journaliste à se tenir informé.es du Prix Philippe Loquay 2026. Un grand merci à l’ensemble de nos partenaires Pour en savoir plus sur le concours, rendez-vous sur notre page dédiée.


Texte : Jordi Lafon, journaliste et membre actif du Club

Photo : Paul Bureau, journaliste et Trésorier du Club
De gauche à droite : Ludovic Renard (Sciences Po Bordeaux), Alexandre Marsat (rédacteur en chef de Curieux.live et Président du Jury), Clara Planes (lauréate du Prix), Annie Loquay (épouse de Philippe Loquay), Simon Barthélémy (rédacteur en chef de Rue89 Bordeaux et co-Président du Club), Bernard Garrigou (Maire de Canéjan) et Arnaud Schwartz (Directeur de l’IJBA)

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